La Nouvelle Zélande – Un mois sur la Route… Un voyage hors du commun.

Un mois en Nouvelle -Zélande – un road trip sur les îles du Nord et du Sud, qui mènent ses visiteurs de stupéfactions en stupéfactions. C’est le mot. Le pays de « Lord of The Rings », « Hobbiton », « The Chronicles of Narnia »… regorge de surprises, qu’il dévoile au long des kilomètres parcourus, sur des routes plus grandioses les unes que les autres.

Cet article sera différent des autres, car il sera ponctué de remarques et d’anecdotes personnelles. Je ressens pour une fois l’envie ou le besoin, de transmettre un peu de l’expérience humaine, que j’y ai également vécue. Amis voyageurs, vous le savez plus que quiconque, voyager c’est découvrir des paysages, des cultures mais c’est aussi – et peut-être avant tout, des rencontres, des aventures humaines. Des gens qui croisent notre route, et avec qui l’on partage ces grandes émotions et ce frisson de l’inconnu, inhérents à la notion de Voyage.

Un mois de Road Trip – oui ! 28 jours à bord du STRAY Bus – une compagnie que je ne pourrai que recommander à tous les explorateurs solo, ou en couple, désireux de connaître des rebondissements quotidiens, de sortir des sentiers battus, de voir un maximum du pays – des incontournables touristiques aux petites pépites locales insolites, et de rencontrer d’autres voyageurs du monde entier. Circuits au choix.

Il n’y a plus qu’à se laisser guider et apprécier ! Si c’était à refaire, j’opterai exactement pour la même formule. Un moyen optimal pour découvrir les différents visages de la destination, en un temps défini aussi bien que sur une durée indéterminée – les Pass sont valables une année.

Et sans avoir non plus à se soucier de la « haute saison » et des problèmes de réservation. Tant d’histoires entendues, à propos d’itinéraires modifiés pour cause d’hébergements ou d’activités déjà complètes. Avec STRAY, toutes les nuits sont pré-réservées si l’on ne choisit pas de rester plus longtemps à un endroit – et des activités sur chaque arrêt sont proposées. On a l’esprit complètement libre, et on ne passe à côté de rien..!

Mais avant de reprendre les étapes clés de mon parcours en Nouvelle Zélande, je souhaiterais évoquer mon coup de coeur, mon « moment » néo-zélandais – parce qu’il réunit tout ce que j’attendais et plus encore – et parce qu’il restera à jamais un souvenir très précieux.

The Ben Lomond Track, dans les environs de Queenstown, South Island. Une randonnée d’une vingtaine de kilomètres pour atteindre le Ben Lomond Peak (1748 kilomètres). Classée difficile, estimée en 8h, et réalisée en 5h30 – 3h30 pour atteindre le sommet ! Je n’oublierai jamais ce moment. On est parti à 4, on a fini à 3. Une cadence imposée par deux amis, deux « Travel Mates »- allemand et néerlandais. Merci Matthias, merci Max. Car même avec la bonne condition physique que je peux affirmer avoir, je n’aurais jamais eu ce rythme sans eux. Quel défi ! Quel challenge.. et quelle joie d’arriver au sommet ! Ce dernier que l’on voit de si loin, duquel on s’approche, mais qui semble pourtant s’éloigner à chaque instant… les jambes qui fatiguent.. qui tétanisent sur les derniers mètres, mais qui continuent l’ascension parce qu’on l’a décidé. Et lorsqu’on se met à ne plus les sentir, la tête est là, on veut avancer, on veut y arriver – et on y parvient ! J’en ai encore les larmes aux yeux… La fierté qui nous gagne. Quel bonheur… Tout était là : des paysages sur chaque mètre à couper le souffle, une vue à l’arrivée époustouflante, un sacré défi, et des gens formidables avec qui le relever. Ces deux bonhommes qui ont partagé ma route pendant ce mois, pour le meilleur !

Le genre de défis qui donne confiance, et qui a le pouvoir de rappeler que lorsque l’on désire vraiment quelque chose, on peut l’obtenir.


Bref. Tout cela pour dire que la Nouvelle Zélande est une destination pleine d’opportunités à saisir pour vivre des instants comme celui-là – des moments forts, qui vous font sentir vivants, plus que jamais.

Dans le trio des Best Of néo-zélandais, Franz Josef Glacier – une merveille de la Nature que l’on peut découvrir par des randonnées ou au coeur même du glacier en l’escaladant pendant 4/5 heures après un survol et dépôt en hélicoptère. Du blanc, du bleu – des couleurs d’une pureté… et si vous êtes chanceux comme moi, c’est sous le soleil qu’il peut briller et se révéler..! Là encore, c’est sur l’île du Sud, que l’on s’immerge dans ces paysages de glace. Plus d’infos sur Franz Josef Glacier Guides.


L’île du Sud… un des plus beaux endroits sur terre. A seulement quelques kilomètres de distance, on passe de la côte, ses belles plages et falaises, aux montagnes, puis aux Fjords, puis aux lacs, puis à la campagne verdoyante et ses troupeaux de moutons et d’agneaux, puis à ses vignes, ses chutes d’eau, ses forêts, et puis ses routes, ses routes, ses routes comme je n’en ai jamais vues… Où chaque centimètre carré mériterait l’appellation de Parc National (la Nouvelle Zélande en compte 14),  et l’inscription au patrimoine de l’UNESCO.

3ème place sur le podium ? Le Parc National de Mount Cook / Aoraki ?  Celui d’Abel Tasman ? Les Glow Worms des Caves de Waitomo ? La région du lac Taupo ? La petite ville de Wanaka et ses montagnes ? L’ambiance mystérieuse de Stewart Island ? Non ! Impossible de choisir.

Retour sur 28 jours au paradis. Further Off the Beaten Track !

ET A SAVOIR AVANT TOUT ? LA NOUVELLE ZÉLANDE, C’EST CHER, C’EST FROID ET C’EST PLUVIEUX – MÊME EN ÉTÉ. MAIS UNE FOIS QUE L’ON Y A MIS LE PIED, ON NE VEUT PLUS LA QUITTER…

1/ ILE DU NORD – Te Ika-a-Maui (« Le poisson de Maui »)

C’est l’activité géothermique du pays, qui dicte la Nature des paysages du Nord. On se rend dans cette partie du pays pour ses volcans impressionnants, ses sources d’eau bouillonnantes, et ses geysers, mais aussi pour ses côtes sculptées par l’océan et ses plages presque sauvages. Sans oublier la culture Maori empreignant chaque lieu d’histoires et de légendes.

Circuit au départ d’Auckland – 10 Jours  :

  • HAHEI et la Péninsule du Coromandel – Hahei, signifiant « le souffle de Hei »

Elle est connue pour abriter les plages qui ont servi au tournage du film La Légende de Narnia. La péninsule du Coromandel – et particulièrement la plage de Cathedral Cove, dont la roche semble jouer avec la mer, est juste sublime. On peut la découvrir en Kayak, ou par la côte en randonnée (3h Aller/Retour depuis Hahei).

 

  • RAGLAN, paradis des Surfeurs et Kite-Surfeursla « version néo-zélandaise de Byron Bay »

Petite ville tendance du Nord de la Nouvelle Zélande, c’est le point de chute incontournable des surfeurs. Rien à voir avec les spots de surf australiens – ici, le sport semble prédominer sur l’ambiance et le style. Même si les gens y sont adorables – car si comme moi, vous trainez un peu trop sur la plage et ratez votre navette, vous trouverez vite à vous faire raccompagner par quelques surfeurs dans leur van..! En règle générale, ça vaut le détour.

  • ROTORUA – WAITOMO, et ses caves de vers luisants

Découverte sous la pluie, ce n’est pas forcément la région que je retiendrai, mais les caves de vers luisants sont définitivement quelque chose à faire ici. Le spectacle est magique ! Les amateurs de sensations fortes opteront comme je l’ai fait, pour le Tubbing : cette activité mi-rafting, mi-tubbing sur des bouées, où l’on explore les kilomètres de caves à la frontale – en admirant ce « ciel étoilé » naturel…

  • LAKE ANIWHENUA, un endroit retiré, au coeur de la culture Maori

Le nom semble méconnu, c’est normal. C’est une destination uniquement desservie par la compagnie STRAY, au fin fond de la campagne de l’île Nord. Un autre visage de la Nouvelle-Zélande qui est montré. Une sorte de retraite au coeur de la nature, à laquelle on prend part avec le plus grand intérêt.

  • TAUPO, son lac, ses chutes d’eau, et ses nombreuses randonnées

Sans y être restée bien longtemps, mais suffisamment pour l’affirmer, la ville de Taupo – dominée par son lac, a plus d’un tour dans son sac. A noter que ce dernier est le plus grand de Nouvelle Zélande, né d’un épisode volcanique très violent, il y a plusieurs milliers d’années. Que fait-on dans les environs ? Toutes les activités nautiques qu’il soit, mais aussi et surtout la cascade d’Hukka Falls. La marche de ces chutes d’eau à Taupo, est d’ailleurs à tomber !

  • TONGARIRO NATIONAL PARK, et le célèbre Tongariro Alpine Crossing

Arf ! L’Homme ne maîtrise ni le temps, ni la nature – et lorsque celle-ci refuse de laisser entrer ses visiteurs pour cause de vents excessifs « mettant en danger leur vie », on ne peut que s’incliner, et passer son chemin. Effectivement, plus d’une semaine durant, le parc a été fermé pour intempéries – et oui ! Même en été. Une excellente raison d’y revenir et braver ce fameux péril.

Je n’aurais donc pu apprécier le célèbre mont : The Mount Doom (les fans de Lord of the Rings le reconnaitront !), que depuis la route. Mais quelle vue..!

Les photos et témoignages me laisseront en tout cas vous dire, qu’il s’agit là d’un des « Must See » de Nouvelle Zélande. Le Tongariro Alpine Crossing, c’est : 19,4 kms de treck, avec un pic à 1,886m au Red Crater. Une zone de volcans encore actifs, ponctuée de lacs aux couleurs surnaturelles.

  • WELLINGTON, départ du ferry pour se rendre sur South Island, et emprunter le fameux Détroit de Cook

Un des plus beaux trajets en ferry au monde.

2/ ILE DU SUD – Te Wai Pounamou (« La rivière des pierres vertes »)

Circuit au départ de Picton, ville d’arrivée du Ferry – 18 Jours  :

  • ABEL TASMAN NATIONAL PARK

On ne le présente plus le parc d’Abel Tasman, qui fait tant parler de lui par l’immensité de ses plages dorées, la virginité de ses côtes, et les couleurs turquoise qui caractérisent ses eaux… Mais si, on va quand même le présenter, et vous allez comprendre pourquoi c’est un des endroits les plus spectaculaires du pays. Le Track qui suit la côte à travers le Parc fait partie des 9 plus belles marches de Nouvelle-Zélande. A faire en 2/3 jours. Mais si comme moi, vous n’y passez qu’une seule journée, l’option mi-voilier / mi-randonnée offre une expérience plus complète d’Abel Tasman.

  • WEST COAST – PANCAKES ROCKS, une route d’Abel Tasman à Franz Josef inoubliable

  • FRANZ JOSEF GLACIER, au plus profond de la Glace

Comme évoqué précédemment, cet endroit reste un de mes coups de coeur de la Nouvelle Zélande. La petite ville de Franz Josef a ce bon air accueillant des stations de montagnes – où l’on prend avec plaisir un verre en terrasse. Mais surtout, elle offre l’accès au fameux glacier, par la route ou par les airs. A défaut de me répéter : le survol en hélicoptère ainsi que l’ascension d’une partie du glacier, sont vraiment le genre d’activités inédites à ne pas manquer, lorsqu’on a la chance qu’elles se présentent à nous !

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  • WANAKA, son lac, son arbre

Aujourd’hui, c’est surtout le « Wanaka Tree » que tout le monde connait : cet arbre, le plus « instagramé » de la planète, qui a boosté comme jamais la destination ! Et c’est vrai qu’il a quelque chose de spécial ce petit arbre, planté comme un roseau au milieu des flots du grand Wanaka ! Que l’on voit déjà apparaître aux pieds des flancs de montagne, sur la route en provenance de Franz Josef. Avec ses 45 kms de long, et 312 m de profondeur, il détient la 3ème place en terme de superficie des lacs du Sud, après Te Anau, et Wakatipu.

La ville de Wanaka représente aussi bien le lieu de villégiature des Kiwis que ceux des vacanciers et voyageurs, attirés par les nombreuses randonnées du Parc national de Mount Aspiring. Ce n’est pas pour rien qu’on la qualifie de petite soeur de Queenstown ! A noter que pour se rendre de Franz Josef à Wanaka, on découvre sur la route le lac Matheson, qui a inspiré tant d’artistes par la clarté des reflets qu’il offre. A voir absolument.

WANAKA WANAKA WANAKA

  • QUEENSTOWN – BEN LOMOND PEAK, une région pour aventuriers

Là encore, je vous ai déjà parlé de mon coup de coeur pour cette partie de l’île… L’endroit est idéal pour les amoureux de la Nature, des grands espaces et de l’aventure. Même si la ville, qui se déploie autour du magnifique lac Wakatipu, est saturée de touristes (il faut le dire !), elle n’en possède pas moins de nombreux atouts, par sa situation géographique qui dessert la grande majorité des incontournables de l’île Sud. Queenstown offre effectivement tout ce qui existe en terme d’activités extrêmes (Bungee Jump & co), et un nombre de randonnées hallucinant. On peut y rester 2/3 jours, comme 2/3 semaines en partant s’immerger dans les montagnes !

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  • MILFORD SOUND, au coeur du Parc National de Fiordland

L’impression d’être tombé dans l’univers magique de Gulliver ! L’art de se sentir si petit au milieu d’une Nature surdimensionnée, vivante et originelle ! On ne loupe pas la croisière dans les fjords : entre cascades et monts plongeant directement dans l’eau, le spectacle est sublime.

Si l’on choisit de passer la nuit dans le parc national, je vous recommande Gunn’s Camp : une nuit comme diraient les Kiwis « In the Middle of Nowhere » – de quoi déconnecter de tout, lorsque l’on sait que l’on dort dans des cabanes en bois, avec pour seule alimentation électrique un générateur fonctionnant de 18h à 22h. On oublie tout confort ! Une expérience « Roots » à vivre, absolument divine ! Et lorsque l’alarme incendie se met à hurler à minuit au milieu du cabanon sans la moindre raison, cela garantit fou-rires, nuit blanche, et surtout souvenirs mémorables.

  • STEWART ISLAND, l’île mystérieuse située le plus au sud du pays. Départ pour l’Antarctique !

3 pêcheurs, un food truck de fish & chips, et une traversée digne de l’enfer pour les non initiés : ceux qui viennent à bout de tous ces obstacles s’en verront récompensés. Stewart Island, c’est cette petite île, territoire le plus au sud de la Nouvelle Zélande. La pointe de ce qu’on appelle le Deep South (Sud Profond) où l’humain se fait de plus en plus rare, et la Nature de plus en plus présente. On la connait aussi pour être l’habitat des Kiwis, de petits oiseaux nocturnes incapables de voler. Vous m’en direz tant ! Après une expédition à 4, à la nuit tombée, sur le lieu-dit favoris de ces « non-volatiles » : rien ! Pas l’ombre d’un bec à l’horizon. Encore un de ces contes que l’on délivre avec joie aux crédules touristes !

  • MOUNT COOK / AORAKI, ses sommets enneigés, ses lacs, ses routes à tomber

Lorsque la Route est à elle seule la Destination.

On se demande effectivement, ce qui est le plus beau dans le Parc National d’Aoraki. La route pour y parvenir – où l’envie de s’arrêter et s’extasier, nous prend toutes les 5 minutes ; ou toutes ces montagnes (19 sommets de plus de 3000m) dont les toits enneigés défilent sous nos yeux ; ou ces lacs qui jouent de rivalité avec leurs couleurs sans pareil… Impossible d’y répondre, c’est un ensemble. Et cet ensemble laisse sans voix. Grandiose serait le terme le plus approprié. Le Mont Cook, et ses 3724 m domine les 23 montagnes de Nouvelle Zélande. Et bien-sur, on ne passe pas à côté du Tasman Glacier, le plus grand et le plus long des glaciers du pays. Une marche de 3/4 heures permet de parvenir à ses pieds : les paysages en valent une fois de plus le détour, et ravissent des yeux déjà émerveillés.

Pour la petite information, le nom de Cook vient du Capitaine James Cook, premier européen à avoir mis le pied en Nouvelle Zélande !

  • RANGITATA RIVER, et son légendaire Rafting

« Low sky » en maori.  Rangitata : Le « Spot » de Rafting de Nouvelle-Zélande, notamment connu pour être le seul détenant des rapides de niveau 5, niveau maximal. Cet épisode est assez amusant, il mérite je pense d’être raconté.

Faire du « Rafting à Rangitata » nécessite une préparation mentale – aux quatre coins de l’île, tout le monde en parle, c’est ici que l’on vit les plus fortes sensations en rafts… OK très bien. Je me lance. Ça me changera des sessions de Canoë sur la Dordogne.. et comme je suis grandement amatrice de sensations fortes ..!

Lorsque l’on arrive au sein du Club Rangitata Rafts – à deux heures de route de Christchurch, on nous « briefe » – on entre clairement dans une « zone à risque ». Enfin, le speech commence, après un BBQ – c’est sacré ici ! comme chez leurs voisins Aussies. Bref. Reprenons ! Tout commence par le topo sur la tenue, ou devrais-je dire, la dizaine de couches que l’on va s’apprêter à porter. Car l’eau de la Rangitata River provient directement des glaciers – autant dire qu’elle est froide – et bien sûr, lorsque l’on se lance dans un rafting « Grade 5 Rapids », le risque de s’y retrouver est grand.

Combinaison double épaisseur, sous pull, pull, k-way, bottines, gilet de sauvetage et bien sûr casque, je crois que l’on est paré – on pèse environs 100 kgs, on a du mal à plier les jambes, mais on est paré ! Je vous épargnerais la sensation de ridicule que l’on peut éprouver dans ce genre d’équipement. Bref. Direction la petite navette, qui nous emmène sur le lieu de départ du rafting – on apprend en outre sur le trajet quelques histoires peu catholiques de fermiers et éleveurs de la région, mais également que ladite Rangitata a servi de décor à « Lord Of the Rings », ce qui est fort prometteur côté paysages. On nous dit également, que toutes les consignes et détails pratiques concernant l’activité, nous seront révélés en temps et en heure. La navette est pleine, une trentaine de personnes. Mon petit groupe Stray plus une vingtaine de chinois – je pense, autant expérimentés que moi dans la pratique du Raft.

Arrivée aux bateaux, c’est magnifique.. Vraiment. On monte en équipe, 7 par rafts + le guide – un jeune néo-zélandais à l’accent fort prononcé – je me dis que ca va être facile de comprendre les consignes..! Pourvu que je saisisse au moins celles nécessaires en cas d’urgence !

Le début est calme, ce qui parfait pour « l’entrainement », nous dit Steven, le fameux guide. Il place deux personnes légèrement expérimentées à l’avant – dont mon cher Travel-Mate Matthias, puis le reste se range deux par deux sur les côtés. On prend les pagayes, et alors commence la phase de synchronisation. « Paddle » / « Paddle Forward » / « Back ». Après deux ou trois coups d’essai, les uns dans les autres, on est plutôt pas mal. Ah oui, consigne à ne pas oublier, la pagaye est pri-mor-diale, ne jamais la lâcher, et si tu tombes à l’eau, même si tu es pris dans les rouleaux, et que cela fait l’effet d’une machine à laver, non tu ne lâches pas la pagaye. Ok c’est noté. On va tâcher de s’en souvenir… J’aime pas vraiment l’idée, mais c’est noté. La pagaye est notre seul outil qui permet de traverser les rapides. Steven nous alerte aussi sur le fait de ne jamais cesser de pagayer, même quand les vagues semblent impressionnantes, et que le bateau décolle, « si je dis on pagaye, on pagaye ». C’est ce qui évitera de se renverser. Ok c’est noté. Je me prépare déjà mentalement à la chute. D’ailleurs, on se regarde tous – pensant très certainement la même chose.

Après quelques nouvelles sessions d’entraînement sur le « repli intérieur » – à effectuer en cas de très grosses vagues, arrive le « quelqu’un est à l’eau – on est une équipe – il faut le sortir de là s’il n’est pas loin ». Il est important, apprend-on, que ce soit la personne au même niveau qui se lève, coince sa pagaye, et tire le naufragé par son gilet de sauvetage. Tout ça sur un raft pris dans les rapides..! Oula. Coup d’oeil immédiat sur mon binôme – m**** ! Je commence à prier pour qu’il ne se fiche pas par dessus bord – ayant la chance d’avoir un voisin ressemblant davantage à Jack Black qu’à Ben Stiller. Bref, nouvelle consigne – la plus importante, nous dit Steve. (Que va-t-il encore nous sortir ?!!) S’il est impossible de regagner le bateau, il faut nager le plus rapidement possible jusqu’à la rive pour éviter d’être pris dans les rouleaux et vivre cette fameuse expérience de machine à laver. Le tout sans se dessaisir de sa pagaye – évidemment. Je me flatte de tout comprendre, mais il répète cela tellement de fois, que je me dis c’est bon, on va tous finir à l’eau.

C’est parti donc. On commence à sentir le courant prendre de la vitesse sous notre raft, l’équipage est cramponné à sa pagaye. Au moins, on a compris les consignes. Niveau 1, niveau 2, les sensations s’installent, c’est effectivement sympa. On pagaie comme des acharnés, Steve est fier de nous ! Et quel cadre..! La rivière passe des Alpes du Sud aux Gorges de Rangitata sur notre tronçon, pour se jeter dans l’Océan Pacifique, quelques kilomètres plus loin, c’est superbe. Mais surtout, ne nous déconcentrons pas !

Niveau 3, on est trempé, ca bouge beaucoup mais tout le monde est là ! On s’est pris quelques bonnes saucées dans la figure. Les bateaux s’arrêtent alors, les guides ont besoin de sonder la suite du parcours pour « appréhender les rochers de la rivière »… Et oui, le courant modifie en permanence leur disposition. Après concertation, ils nous disent qu’on peut y aller – même s’ils ont du mal à les détecter. Ok. On est prêt pour la suite, du moins, on y va.

Le fameux niveau 5 arrive – c’est là qu’on apprend que le niveau 4 n’existe pas en rafting. Toujours bon à savoir. Décidés à ne pas tomber – d’où ces têtes ultra concentrées et déterminées sur les photos, on fonce !

Bref, on ne comprend pas trop ce qu’il se passe, le bateau décolle mais on continue de pagayer …. dans les airs. Avant / arrière / stop, ca secoue de tous les côtés, on s’invente des replis intérieurs, mais c’est finalement très amusant, on y prend goût ; Après 10 minutes à passer en continu, du « c’est en fait très drôle tout ça » à « Oulala, elle est grosse celle-là », en serrant les fesses, et s’agrippant à sa pagaye, on s’arrête de nouveau sur le côté de la rive : le niveau 5 a été franchi, on se dirait presque que c’était trop court – mais quelle fierté d’être toujours à bord ! D’autant plus que quelques minutes plus tard, c’est une pagaye que l’on voit à l’eau .. puis un chinois tétanisé, ayant chuté..! Heureusement, repêché rapidement !

Bref. On salue le savoir-faire de la compagnie pour mettre du piment dans le Teasing de cette activité ! 1 demi journée au total pour un peu plus de 2 heures sur la rivière et une vingtaine de minutes dans les rapides… Peut-être un peu « survendue » mais tout de même, un souvenir inoubliable, dans un cadre tout autant mémorable..!

  • CHRISTCHURCH, entre traumatisme et renaissance

Christchurch. On sent son ancien attrait, on voit ce qu’elle va devenir, mais on ne peut s’empêcher de constater les terribles blessures que cette dernière a subies avec le tremblement de terre de septembre 2016. En tous les cas, si l’on s’y arrête, il y a définitivement des choses à voir, et à faire : son Botanic Garden, son centre-ville, ses musées et places… Et mine de rien, Christchurch possède un certain charme « Underground ».

  • AKAORA – la petite France de Nouvelle Zélande !

Notre côté « franchouillard » nous poussera à la voir de plus près, mais qui oserait manquer un si joli port, une si charmante promenade sur la jetée – digne de nos côtes bretonnes ou charentaises ! Et oui, petites boutiques, crêperies, et autres restaurants de fruits de mer, y ont pignon sur rue. C’est charmant – et tous les habitants seront ravis de vous sortir quelques mots de français.

 

Bref, si vous avez juste envie d’avoir le souffle coupé, que vous ayez beaucoup voyagé, ou que ce soit l’une de vos premières échappées lointaines, foncez ! Foncez-y ! C’est transformé que l’on revient de cette terre, et que l’on s’y promet d’y retourner.

 

Stay Tuned For Life

 

 

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6 Commentaires

  1. Super article, vraiment génial, c’est drôle et vivant
    on a l’impression d’être avec toi sur le glacier, sur le ferry, dans le bateau, sur la plage, dans la cabane in the middle of nowhere, dans les courants niveau 5, dans la ville devastée de Christchurch ;-)!!
    je n’ai qu’un mot: superbe!!!

  2. Superbe article! J’ai revécu mon (long) séjour avec toi lol !

  3. Hi,

    Read your article about your nz trip and became very enthusiastic. I am planning to go to nz and I wanna travel with stray too. I hope you can give sone advice:)

    I think I will choose the moe-pass, I guess its the same as yours? Was it easy to rebook the buses etc when you decided to stay longer at one place? Or did you plan it all before and didnt change it? What places would you recommend to stay a bit longer? Since I have 28 days to travel from auckland to christurch I cannot stay too long at one place.

    Thanks!

    Anne

    • Dear Anne,
      Thank you very much for your message. I’m glad you enjoyed my article. You’re so right to plan a trip in NZ ! You’ll love it !! I had the Max Pass but chose to fly from Christchurch to Auckland at the end of my trip. Which is the equivalent of the Moe Pass.
      But yeah you can definitely stay longer in a place and rebook your buses. And if you’re not sure with the application you can call them or send them an email and they will do it for you. Sometimes it was more complicated to find an accommodation when it was in small places because of the high season. But usually there is no problem at all. I really hope you will have a great experience as I’ve had ! For my part, I didn’t make any changes because I didn’t have time to. But if you have some extra days : Abel Tasman, Wanaka or Queenstown are really worthy!

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